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Blog culturel consacré à l'art et à la littérature

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La Cantatrice chauve



Eugène Ionesco est né à Stalina, en Roumanie, en 1912, d’un père roumain et d’une mère française. Sa famille s’installe à Paris l’année qui suit sa naissance. À trois ou quatre ans, sa mère l’emmène au jardin du Luxembourg voir Guignol : tous les enfants rient aux éclats, sauf lui ; il est fasciné. Il écrit son premier scénario à dix ans, une histoire de goûter d’enfants interrompu par les parents. Les enfants se vengent en cassant la vaisselle, jetant les parents par les fenêtres et en brûlant la maison.


En 1925, Ionesco revient en Roumanie, où il prépare une licence de français, à partir de 1929. Il écrit ses premiers poèmes. L’année 1938 le voit en France, où il travaille à une thèse, mais il a du mal à écrire en français. De 1940 à 1943, il vit à Marseille, où il gagne sa vie comme correcteur dans une maison d’édition administrative. À cette époque, il ne se rend jamais au théâtre…


Il décide d’apprendre l’anglais, et c’est en l’étudiant avec la méthode Assimil que l’idée lui vient de La Cantatrice chauve. Une partie des dialogues de cette pièce imite les phrases incohérentes d’un manuel de conversation en langue étrangère. L’usage répété des lieux communs dans ce manuel et le sérieux qu’il fut à les répéter lui inspirent des répliques comiques, du calibre de :


« La vérité ne se trouve d’ailleurs pas dans les livres, mais dans la vie. »

« Mme Martin : Ce matin, quand tu t’es regardé dans la glace tu ne t’es pas vu.
M. Martin : C’est parce que je n’étais pas encore là. »

Le premier héros ionescien est le langage, qui se décompose ici dans le non-sens, avec l’emploi de mot bâtard, et la communication entre les individus disparaît : « Quand je dis oui, c'est une façon de parler ».

Comme on a pu l’écrire, l’absurde, chez Ionesco, tue le langage. « Toujours, on s'empêtre entre les pattes du prêtre. » Mais dans cette pièce où règne l’absurde, le tragique est masqué. Ionesco est d’ailleurs l’un des auteurs (avec Beckett, notamment) à qui l’on doit la résurrection de la tragédie.

Du point de vue de l’accueil du public, il est à noter que cette pièce détient le record de longévité à Paris : elle fut à l’affiche du théâtre de la Huchette près de quarante ans.

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J
Moui, la "cantatrice chauve" je n'ai jamais accroche. J'ai trouve le texte decousu, sans reelle idee, bref il m'a perdu.<br /> Mais il ne faut peut-etre pas juger une piece en la lisant seulement, et peut-etre que si j'avais eu l'opportunite de voir cette oeuvre sur scene avec de bons comediens mon opinion aurait totalement change.
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N
<br /> <br /> Pas vu, juste lu... le texte est décousu, mais c'est le but recherché. Je n'aime pas cette pièce, mais l'idée directrice me paraît très intéressante. En ce sens, l'oeuvre me paraît<br /> importante. Mais je n'en fais pas mes délices...<br /> <br /> <br /> <br />