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La « Jupiter » est la dernière symphonie de Mozart ; elle forme avec la 39e et la 40e un triptyque. Elle est considérée comme la plus savante des trois et dure un peu plus d'une demi-heure. Le caractère orchestral a été qualifié de « majestueux » et semble traduire une influence de Haendel, des fameux oratorios de celui-ci plus précisément.
Le premier mouvement est un allegro vivace, absolument grandiose, qui introduit deux motifs fortement contrastés ; l’un rythmique, l’autre chantant. En fait, cette symphonie construit un espace sonore aux oppositions marquées. C’est « La réconciliation des contraires » comme on a pu l’écrire.
Le deuxième mouvement est un andante cantabile (mouvement modéré) dont la structure rappelle l’andante de la Symphonie n° 39. Je ne peux pas dire que j’aime beaucoup la tonalité de ce mouvement, mais le final, molto allegro (cf. la vidéo ci-dessus), est une merveille dans laquelle Mozart, combinent quatre motifs.
Cette œuvre fut composée à Vienne, en 1788, trois ans avant la mort de Mozart. Le surnom de « Jupiter », donné en raison du caractère majestueux de l'oeuvre, comme le père des Dieux, ne doit rien à Mozart et est bien postérieur à sa mort. Cette symphonie est depuis longtemps très estimée, en témoigne cette citation du compositeur Richard Strauss : "La symphonie Jupiter est l'oeuvre la plus belle que j'aie écoutée."
Il est à noter que les trois dernières symphonies du merveilleux Wolfgang ont été écrites en moins de deux mois, alors qu'il rencontrait des problèmes d'ordre pécuniaire : voilà qui démontre un peu plus l'extraordinaire capacité créatrice de l'un des plus grands dieux de la musique.