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Blog culturel consacré à l'art et à la littérature

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Quand la ville dort








Genre policier. Durée : 1 h 52

Réalisé par John Huston
Avec: Sterling Hayden, Louis Calhern, Jean Hagen, James Whitmore, Sam Jaffe, John McIntire, Marc Lawrence, Barry Kelley, Anthony Caruso, Teresa Celli, Marilyn Monroe, William 'Wee Willie' Davis, Dorothy Tree, Brad Dexter, John Maxwell


Histoire

A peine sorti de prison, le docteur Erwin Riedenschneider prépare le hold-up d'une bijouterie et fait part de son projet à Cobby, un petit bookmaker. Celui-ci le met en relation avec Alonzo Emmerich, un avocat véreux, susceptible de racheter le butin pour un million de dollars. Pour le casse, ils recrutent un homme de main, Dix Handley, un chauffeur, Gus Ninissi, et un perceur de coffres, Louis Ciavelli... Après une préparation minutieuse, le gang passe à l'action. L’opération déroule bien jusqu'à l’arrivée d’un gardien, qui tire et blesse grièvement Ciavelli.




Quand la ville dort
décrit un univers corrompu dans lequel – jusqu’au cambriolage – truands et flics cohabitent presque paisiblement.  De temps en temps, la police organise des rafles, mais les agents n’oublient jamais de prévenir un peu avant leurs "relations". L’opération mise sur pied par Riedenschneider va contribuer à tout bouleverser, provoquant la mort des uns, l’arrestation des autres, la destitution de certains ; ce qui n’empêche pas, à la fin, le commissaire Hardy de continuer à vanter les mérites de ses hommes à la presse.

"Le crime n’est qu’une forme dégénérée de l’ambition", dit un des personnages de Quand la ville dort. Le cambriolage auquel rêve la plupart des héros du film est l’occasion – unique – d’échapper à la grisaille de leur existence quotidienne. Dans ce film, les motivations du hold-up sont d’ailleurs bien plus importantes que le crime lui-même. On s’identifie sans peine à ses personnages ; sentiment qui provient de la manière dont ils sont joués. L’interprétation collective est en effet l’une d'excellente qualité (avec en tête Calhern, l’avocat véreux, et Sam Jaff, le "Doc").





Quand la ville dort
est aussi un film d’une sublime photographie (superbes images nocturnes), jouant admirablement sur la densité des noirs et des blancs. Ce chef-d’œuvre du film noir contribua en outre à la notoriété de la jeune Marilyn Monroe.

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F
<br /> Film sublime en effet, surtout les ultimes plans où l'on assiste à la mort de Sterling Hayden, sans doute l'un des acteurs les plus authentiques des années 50.A propos d'acteurs, avez-vous<br /> remarquez que la plupart des grands films noirs ont donné le premier rôle à de solides artisans plutôt qu'à des stars?Fred Mc Murrey, dans DOUBLE INDEMNITY, Ralph Meeker avec KISS ME DEADLY, Dana<br /> Andrews, dans WHILE THE CITY SLEEPS, et tant d'autres qui ont précisément apporté cette qualité première au genre: la sobriété.A bientôt! François<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Bonjour François, content de vous revoir ici.<br /> <br /> <br /> Je n'ai pas vu "Double Indemnity", mais je me souviens d'avoir aimé "Kiss me Deadly", notamment pour son impressionnante scène d'ouverture (où tout est sombre et flou), et la scène de torture qui<br /> s'ensuit, impressionnante de violence (mais sans effet sanguinolent, on retrouve ici la sobriété, ici sobriété d'effet, que vous évoquez). Meeker joue un personnage fameux, Mike Hammer (une<br /> série portait ce nom, mais si je crois avoir vu quelques épisodes, je n'en garde aucun souvenir) qui est très intéressant du point de vue psychologique. Et on est loin du héros propre sur lui...<br /> Je crois qu'une des définitions du film noir est l'analogie entre les images montrées à l'écran et la noirceur intérieure des personnages... ce film correspond tout à fait à cela.<br /> <br /> En parlant cinéma, même si c'est un HS total, je suis tellement sous le charme d'"Il était une fois en Amérique" (vu il y a deux jours pour la première fois) que je ne peux m'empêcher de redire<br /> ici combien cette oeuvre de Leone m'a enthousiasmé. Le thème du rêve, qui me touche tant, est ici traité sublimement, permettant de multiplier les interpétations (ah, cette fin, avec ce plan<br /> final...) Le thème de l'enfance est là encore magnifiquement illustré...<br /> <br /> <br /> <br />