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Dès le Ve siècle, la Chine se couvre d’une multitude de temples et de monastères. La capitale des Wei, Luoyang, en compte plus d’un millier. La silhouette verticale des pagodes apparaît en fait dans le paysage chinois dès le IIe siècle. Les pagodes sont les héritières à la fois du pavillon à étage des Han, de la tour en brique de l’Asie centrale et du stûpa indien, c’est-à-dire une sorte de sépulture où les reliques sacrées pouvaient être vénérées. Elles sont souvent édifiées dans une cour, dans l’axe d’un temple bouddhique, devant la salle du Bouddha où se trouve l’autel. D’abord d’une hauteur modeste, la pagode de trois étages au IIIe siècle de cinq au VIe, peut atteindre des dimensions étonnantes. Ainsi, une pagode édifiée à Datong dans la seconde moitié du Ve siècle par l’empereur des Wei du Nord comportent sept étages et mesure plus de soixante mètres de haut. Les pagodes chinoises pourront même atteindre quatre-vingt dix mètres. Ces constructions offrent par ailleurs la possibilité de surveiller les mouvements ennemis, et elles servent de points de repère aux navigateurs. De l’époque des Han (25-220) jusqu’à celle des Qing (1644-1911), elles sont aussi des orphelinats, des écoles, des lieux de rencontre entre villageois, et même des observatoires.
La pagode de Yuntan Si, à Suzhou, surnommée "la Tour de Pise chinoise" fut construite entre 959 et 961. Construits en brique, ses sept paliers s'étendent sur une hauteur de 47,7 mètres. La pagode pèse 6000 tonnes et penche fortement.
Pagode japonaise, haute de 57 mètres.
A mi-chemin entre Chambord et Chinon, la Pagode de Chanteloup. Cette pagode est une chinoiserie de style Louis XVI, construite en 1775, haute de 44 mètres.